Le 23 octobre, le Soleil quitte la Balance pour « entrer en Scorpion ». En astrologie, on parle de saison : pendant un mois, le Soleil parcourt un secteur de trente degrés du zodiaque qui porte ce nom.
Le signe n’est pas la constellation
Première surprise : quand le calendrier astrologique annonce le Soleil en Scorpion, le Soleil se trouve en réalité, dans le ciel, devant la constellation précédente (la Balance, voire la Vierge en tout début de saison. L’astrologie occidentale utilise le zodiaque tropical, calé sur les saisons et non sur les étoiles. À cause de la précession des équinoxes) un lent basculement de l’axe terrestre sur environ 26 000 ans, les deux se sont décalés de près d’un signe depuis l’Antiquité1.
« Le zodiaque mesure les saisons, pas les étoiles. »
Ce que la tradition associe au Scorpion
La tradition range le Scorpion parmi les signes d’eau, et lui prête l’intensité, la profondeur, le goût de ce qui se cache. Sa saison, qui mène vers la Toussaint et les jours qui raccourcissent, a longtemps été associée au passage, au souvenir, à l’intériorité. Une grille de lecture symbolique, héritée et vivante, qui invite à épouser le rythme de la saison plutôt qu’à le subir.
« Le Soleil en Scorpion » désigne une période du calendrier tropical, pas la position réelle du Soleil devant les étoiles. C’est une convention symbolique, mais une convention qui a du sens : elle relie chaque saison à une couleur, une qualité, une invitation.
Pour aller plus loin
- La précession des équinoxes, décrite par Hipparque au IIe siècle av. J.-C., décale zodiaque et constellations d’environ 1° tous les 72 ans.
- Observatoire de Paris, IMCCE, ressources de vulgarisation sur la précession et les saisons.


